Conjugaison

Le verbe fendre conjugué au présent du subjonctif

Que je fende

Que tu fendes

Qu'elle/Il fende

Que nous fendions

Que vous fendiez

Qu'elles/Ils fendent



Autre temps du subjonctif:
Imparfait du subjonctif:
Que je fendisse
Que tu fendisses
Qu'elle/Il fendît
Que nous fendissions
Que vous fendissiez
Qu'elles/Ils fendissent


Autres modes et temps:
Présent de l'indicatif:
Je fends
Tu fends
Elle/Il fend
Nous fendons
Vous fendez
Elles/Ils fendent
Imparfait de l'indicatif:
Je fendais
Tu fendais
Elle/Il fendait
Nous fendions
Vous fendiez
Elles/Ils fendaient
Futur de l'indicatif:
Je fendrai
Tu fendras
Elle/Il fendra
Nous fendrons
Vous fendrez
Elles/Ils fendront
Passé simple de l'indicatif:
Je fendis
Tu fendis
Elle/Il fendit
Nous fendîmes
Vous fendîtes
Elles/Ils fendirent
Conditionel présent:
Je fendrais
Tu fendrais
Elle/Il fendrait
Nous fendrions
Vous fendriez
Elles/Ils fendraient
Impératif:
fends
fendons
fendez


Définition du verbe fendre:
v. a.

1° Diviser un corps dur ou résistant dans le sens de sa longueur. Fendre du bois. Fendre la tête d'un coup de sabre. Fendre la terre avec une charrue.
Vous écraserez contre terre leurs petits enfants, et vous fendrez le ventre aux femmes grosses, SACI, Rois, IV, VIII, 12.
Je vais te fendre en deux, comme les chevaliers du temps passé fendaient les géants qu'ils rencontraient, LESAGE, Diable boit. ch. 7.
L'archevêque, la bulle à la main, fit massacrer tous les convives ; on fendit le ventre au grand prieur de l'ordre de St-Jean de Jérusalem, et on lui arracha le coeur, VOLT., Moeurs, 130.
L'officier, qui ne peut exercer aucun métier, fut réduit à fendre et à porter le bois du soldat devenu tailleur, drapier, menuisier, ou maçon, ou orfévre, et qui gagnait de quoi subsister, ID., Charles XII, 4.
Ce guerrier franc qui ne voulut jamais permettre que Clovis ôtât du butin général un vase de l'église de Reims, et qui fendit le vase à coups de hache, sans que le chef osât l'en empêcher, ID., Moeurs, 18.
Fig. Fendre la tête à quelqu'un, lui faire aux oreilles un bruit insupportable.
De cent coups de marteau me va fendre la tête, BOILEAU, Sat. VI.
Familièrement. Il me semble qu'on me fend la tête, c'est-à-dire j'éprouve un très violent mal de tête.
Fig. Fendre le coeur, exciter la plus vive commisération.
Me lançant un regard qui le coeur me fendit, RÉGNIER, Dial.
Et son abord charmant fendrait un coeur de roche, DESMARETS, Mirame, IV, 1.
Ma mie, vous me fendez le coeur ! consolez-vous, je vous prie, MOL., Mal. im. I, 9.
Ce discours me fend l'âme, hélas ! mon pauvre maître !, REGNARD, le Légat. IV, 6.
Fig. Fendre un cheveu en quatre, faire des distinctions, des divisions trop subtiles. C'est vouloir fendre un cheveu en quatre. Cet homme fendrait un cheveu en quatre.
Fig. Fendre les pieds, ancienne expression qui signifiait renvoyer un domestique.

2° Séparer, traverser les parties d'une masse.
Les éclairs fendaient la nue de l'un à l'autre pôle, FÉN., Tél. XVII.
Les rameurs fendaient les ondes écumantes, ID., ib. III.
Asmodée n'avait pas vanté sans raison son agilité ; il fendit l'air comme une flèche décochée avec violence, LESAGE, Diable boit. ch. 3.
De ses deux bras nerveux il fend la mer émue, LAMOTTE, Fabl. v, 9.
Je laissai mon vaisseau fendre le sein de l'onde, Et je restai dans ma maison, VOLT., Ép. XCII.
Fendre le vent, s'échapper au plus vite ; locution qui tombe en désuétude.
La mer du levant Où le vieux Louchali fendit si bien le vent, RÉGNIER, Sat. X.
Rien ne semblait plus sûr qu'un si proche hyménée ; Et, parmi ses apprêts, la nuit d'auparavant, Vous sûtes faire gille et fendîtes le vent, CORN., Suite du Ment. I, 1.
Il a fendu le vent, s'est dit d'un banqueroutier ou d'un fugitif.
Par extension. Fendre une foule, la traverser en l'écartant.
Mon coeur à cet objet.... Me fit fendre les rangs...., ROTROU, Bélis. V, 5.
En quelque endroit que j'aille, il faut fendre la presse D'un peuple d'importuns qui fourmille sans cesse, BOILEAU, Sat. VI.
Il fend les flots du peuple et la troupe craintive, VOLT., Irène, II, 6.

3° Faire que les parties d'un corps continu se séparent et laissent des intervalles entre elles. La gelée fend les pierres.
Le soleil, qui fend ici la terre et qui brûle les rochers, n'a pu à grand'peine que m'échauffer, VOIT., Lett. 42.
Populairement. Geler à pierre fendre, geler très fort.
Il gelait la semaine passée à pierre fendre, SÉV., 488.
Fig.
Mlle de la Trousse dont la douleur fend les pierres, SÉV., 151.

4° V. n. Il ne s'emploie que figurément et avec coeur ou tête. Le coeur me fend, c'est-à-dire j'éprouve un vif chagrin, une vive pitié.
La tête me fend, c'est-à-dire j'éprouve un embarras extrême à la tête, soit à cause du bruit qu'on fait, soit à cause des occupations qui me surchargent.
Pour moi, la tête me fend, ma cervelle bout du czar Pierre et des tragédies, de trois terres que je gouverne bien ou mal...., VOLT., Lett. Mme de Fontaine, 11 juin 1761.

5° Se fendre, v. réfl. Être fendu. Le bois blanc se fend très facilement.
Les matières vitrescibles en se refroidissant ont diminué de volume et se sont par conséquent fendues de distance en distance ; celles qui sont composées de matières calcaires amenées par les eaux se sont fendues par le desséchement, BUFF., Addit. Théor. terr. Oeuv. t. XII, p. 449, dans POUGENS.

6° Il se dit d'une masse dont les parties se séparent et laissent des ouvertures entre elles.
Les enfers vont s'ouvrir et la terre se fend, TRISTAN, Herc. mour. III, 5.
Du soleil la terre embrasée, Faute de pluie et de rosée, Se fendit en plusieurs endroits, SCARRON, Virg. III.
Vers minuit le passage a commencé ; mais les premiers qui s'éloignent du bord avertissent que la glace plie sous eux, qu'elle s'enfonce, qu'ils marchent dans l'eau jusqu'au genou ; et bientôt on entend ce frêle appui se fendre avec des craquements effroyables qui se prolongent au loin comme dans une débâcle, SÉGUR, Hist. de Nap. X, 9.
Par extension, il se dit d'une foule qui s'ouvre.
Qui, voyant venir les Troyens, Se fendant, leur firent passage, SCARRON, Virg. VIII.
Fig.
Mon coeur se fend d'amour et s'ouvre à la pitié, RÉGNIER, Dial.
Mon coeur à ce discours se fend par la moitié, TRISTAN, Marianne, v, 2.
Il semble que mon coeur veuille se fendre par la moitié, SÉV., 15.
Ah ! quel coeur de rocher et quelle âme assez noire Ne se fendrait en quatre en entendant ces mots ?, REGNARD, Légat. v, 7.
Mes larmes l'arrosent, et mon coeur qui se fend s'échappe vers vous, VOLT., Écoss. IV, 6.
[La beauté que le chrétien adore] Si un seul de ses regards tombait directement sur le coeur de l'homme, il ne pourrait le soutenir, il se fendrait de délices, CHATEAUB., Génie, II, III, 8.
Avec suppression du pronom personnel.
Je vous assure qu'il n'y eut jamais une tristesse pareille à la mienne : et, si j'osais écrire des lettres pitoyables, je dirais des choses qui vous feraient fendre le coeur, VOIT., Lett. 19.
Mme de Longueville fait fendre le coeur, SÉV., 148.

7° Terme d'escrime. Se fendre, porter la jambe droite en avant en laissant le pied gauche en place.

8° Populairement. Se fendre, commettre une prodigalité peu ordinaire (locution figurée tirée de l'escrime). Il s'est fendu de cent francs. Je me fendrai de six bouteilles de champagne.
Absolument. Quand il s'agit de se fendre, il se fait tirer l'oreille.
Le verbe fendre est une verbe du 3ème groupe.
Voisi quelques autres verbes du 3ème groupe:
  • Confire
  • Convaincre
  • Décrire
  • Joindre
  • Ouvrir
  • Remoudre


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